II . Pourquoi les problèmes de santé ne sont pas les mêmes dans les différentes sociétés ?

 A. Les raisons économiques.

 

Selon si on appartient à un pays riche ou un pays pauvre, ou si l’on appartient à une profession ou catégorie socioprofessionnelle ( PCS ) basse ( ouvriers ) ou élevée ( cadre ou profession intellectuelle supérieure ), on a plus ou moins de chances d’être touché par l’anorexie, la boulimie ou l’obésité. En effet, selon l’Institut de veille sanitaire, l’obésité touche les individus en fonction de leur milieu socioprofessionnel et de leur niveau d’études. Donc, moins on a fait d’études, plus on a de chances d’être obèse, car on n’aura pas beaucoup ou alors pas du tout de diplômes et on fera partie d’une PCS basse, donc on sera plus sujet a l’obésité. En effet, toujours selon l’Institut de veille sanitaire, moins on gagne d’argent (milieu socioprofessionnel défavorisé), plus on a de chances d’être obèse. Depuis 1990, l’obésité augmente plus vite chez les PCS ouvriers et agriculteurs que chez les cadres et professions intellectuelles supérieurs. En effet, 15% des personnes non-diplômées contre 5% chez les diplômés supérieurs sont obèses en 2003. De plus, les publicités des produits de consommation incitent les gens à acheter, et les classes sociales basses sont plus sensibles à ces publicité : l’alimentation a une position spécifique chez les ménages défavorisés par son importance dans le budget total.  

Elle représente 22% pour les ménages en dessous du seuil monétaire de pauvreté qui est égal à 732€ par ménage en 2000. Elle représente 24% pour les ménages dans lesquels le niveau d’études est inférieur au Certificat d’Etudes Primaires, alors que la moyenne nationale est de 18%. Un million d’adultes dans le monde (plus particulièrement les pauvres vivant dans les pays riches) sont en surpoids et 300 millions sont obèses. 5OO mille d’entre eux vont succomber cette année à des maladies en rapport direct avec l’obésité (diabète, cancer …) Cela prouve donc bien que moins on a de diplômes et moins on a d’argent plus on accorde de l’importance à la consommation alimentaire dans notre budget mensuel total. Cette consommation alimentaire n’est pas équilibrée et saine, et donc elle peut conduire à l’obésité. De plus, appartenir à un ménage en dessous du seuil de pauvreté ou avoir une mère ouvrière défavorise une alimentation de la famille, car, en effet, une mère ne travaillant pas consacre plus de temps aux courses alimentaires et à la préparation de repas équilibrés. Alors qu’en Occident et dans les pays riches l’obésité est mal vue, elle est un signe de richesse pour les populations aisées des pays pauvres. En effet, pour ces populations, l’obésité est un signe de réussite et de richesse car la nourriture est rare et c’est une lutte quotidienne pour s’en procurer. Donc, les personnes obèses dans les pays pauvres ne sont pas vues comme étant malades mais comme étant chanceux et riches. L’obésité est en effet socialement valorisée dans les pays pauvres on devient donc volontairement obèse. Par contre, dans les pays en voit de développement ou développés, les individus ont plus d’argent, la nourriture est surabondante et la faible productivité au travail ainsi qu’un mode de vie sédentaire conduisent à l’obésité. Ainsi, l’obésité est présente aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres, cependant, l’anorexie et la boulimie ne sont pas présentes dans tous les pays. En effet, les pays en voie de développement ne connaissent pas ces deux maladies car pour eux avoir suffisamment de nourriture est une lutte quotidienne alors que pour les pays développés, la nourriture est surabondante et a un autre sens que celui de « survie ». Le grignotage en est un exemple concret ! Donc, dans les pays en voie de développement, il n’y a pas assez de nourriture pour que ces maladies se développent. Il y a cependant un problème de maigreur dans les pays pauvres, mais ce n’est pas une maladie mentale et c’est involontaire, car ces personnes n’ont pas le choix, elles n’ont pas les moyens de s’acheter de la nourriture et de manger trois fois par jour, voir même de grignoter entre les repas. 170 millions d’enfants des pays pauvres ont un poids corporel insuffisant et 3 millions d’entre eux pourraient en mourir cette année.

 

L’insuffisance corporelle contribue à 60% de tous les décès d’enfants dans les pays en développement. La maigreur et l’anorexie sont donc deux choses très différentes. Selon des études menées en Belgique, 90% des cas sévères de l’anorexie concernent des jeunes femmes de statut socioéconomique élevé et vivant dans un environnement compétitif. Il y a donc bien une compétition entre les filles, pour juger laquelle sera la plus mince, la plus belle. L’anorexie est donc localisée chez une partie de la population ainsi que la boulimie. Beaucoup de facteurs peuvent influencer les personnes à tomber dans ce cercle vicieux, il y a la mode, les médias, l’entourage etc… Nous allons traiter ces différentes influences dans notre seconde sous-partie.  

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